Théorie du consommateur – Résumés des trois chapitres

Posted on octobre 21, 2011

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Résumé du chapitre 3 : Le comportement du consommateur

1. La théorie du choix du consommateur repose sur l’hypothèse que les individus se comportent de manière rationnelle dans le but de maximiser la satisfaction qu’ils obtiennent en achetant une certaine combinaison de biens et de services.

2. Le choix du consommateur comporte deux parties : l’étude de ses préférences et l’analyse de la droite de budget qui contraint ses choix.

3. Les consommateurs font leur choix en comparant les paniers de biens. Les préféren­ces sont supposées complètes (les consommateurs sont capables de comparer tous les paniers de biens) et transitives (s’ils préfèrent A à B, et B à C, alors ils préfèrent A à C). De plus, les économistes supposent que plus d’un bien est toujours préféré à moins.

4. Les courbes d’indifférence, qui représentent toutes les combinaisons de biens et servi­ces procurant le même niveau de satisfaction, sont décroissantes et ne peuvent pas se croiser.

5. Les préférences du consommateur peuvent être entièrement décrites par un ensemble de courbes d’indifférence, la carte d’indifférence. Une carte d’indifférence fournit un classement ordinal de tous les choix du consommateur.

6. Le taux marginal de substitution (TMS) de N à H est le montant maximal de N que l’agent est disposé à abandonner pour obtenir une unité supplémentaire de H. Le TMS diminue quand on se déplace vers le bas le long de la courbe d’indifférence. Lorsque le TMS est décroissant, les courbes d’indifférence sont convexes.

7. Les droites de budget représentent toutes les combinaisons de biens pour lesquelles les consommateurs dépensent tout leur revenu. Les droites de budget se déplacent vers le haut à la suite d’une augmentation du revenu du consommateur. Quand le prix d’un bien (porté sur l’axe des abscisses) augmente, le revenu et le prix de l’autre bien restant inchangés, la droite de budget pivote autour d’un point fixe (sur l’axe des ordonnées).

8. Les consommateurs maximisent leur satisfaction en tenant compte des contraintes budgétaires. Quand le consommateur maximise sa satisfaction en consommant deux biens, le taux marginal de substitution est égal au rapport des prix des deux biens achetés.

9. Parfois, on parvient à la maximisation dans le cas d’une solution en coin pour laquelle l’un des deux biens n’est pas consommé. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire que le taux marginal de substitution soit égal au rapport des prix.

10. La théorie des préférences révélées montre comment les choix des individus, quand les prix et le revenu varient, peuvent être utilisés pour déterminer leurs préférences. Si l’individu choisit le panier A alors qu’il aurait pu acheter B, nous savons que A est préféré à B.

11. La théorie du consommateur est présentée avec deux approches distinctes. L’appro­che par les courbes d’indifférence utilise les propriétés ordinales de l’utilité (c’est-à-dire qu’elle permet de classer les alternatives). L’approche utilisant les fonctions d’uti­lité construit ces dernières en associant une valeur à chaque panier de biens ; si le panier A est préféré à B, c’est que A procure plus d’utilité que B.

12. Lorsque que des décisions risquées sont analysées, ou lorsque des comparaisons doivent être effectuées entre individus, les propriétés cardinales de la fonction d’utilité peu­vent être importantes. En règle générale, la fonction d’utilité est telle que l’utilité marginale est décroissante : à mesure que la quantité de biens consommés augmente, le consommateur voit diminuer l’augmentation de son utilité.

13.  Lorsque l’approche par la fonction d’utilité est utilisée, et que les deux biens sont con­sommés, l’utilité est maximisée quand le rapport des utilités marginales des deux biens (soit, le taux marginal de substitution) est égal au rapport des prix.

14. Un indice idéal du coût de la vie représente le coût d’achat d’un certain niveau d’uti-’ lté aux prix courants par rapport au coût d’achat du même niveau d’utilité aux prix ^de référence. Toutefois, l’indice de Laspeyres représente le coût d’achat, dans la période courante, d’un panier de biens et services choisi l’année de référence, rap­porté au coût de ce même panier acheté aux prix de l’année de référence. L’IPC, comme tous les indices de type Laspeyres, est supérieur à l’indice idéal du coût de la vie. À l’inverse, l’indice de Paasche mesure le coût d’achat, au prix courant, d’un , panier de biens et services choisi durant la période courante, rapporté au coût de ce même panier acheté aux prix de l’année de référence. Il sous-estime alors l’indice idéal du coût de la vie.

Résumé du chapitre 4 – La demande individuelle et la demande de marché

1. Les courbes de demande individuelles des consommateurs pour un bien peuvent être dérivées des informations concernant leurs goûts pour tous les biens et services et de leurs contraintes de budget.

2. Les courbes d’Engel, qui décrivent la relation entre la quantité consommée d’un bien et le revenu, peuvent être utiles pour montrer comment les dépenses du consomma­teur varient avec son revenu.

3. Deux biens sont substituables si une hausse de prix de l’un conduit à une augmentation de la quantité demandée de l’autre. Inversement, deux biens sont complémentaires si une hausse du prix de l’un conduit à une diminution de la quantité demandée de l’autre.

4. L’effet de la variation du prix d’un bien sur la quantité demandée de celui-ci peut être séparé en deux parties : un effet de substitution, pour lequel le niveau d’utilité reste cons­tant alors que le prix varie, et un effet de revenu, pour lequel le prix est constant alors que le niveau d’utilité varie. Comme l’effet de revenu peut être positif ou négatif, la variation de prix peut avoir un moindre ou grand effet sur la quantité demandée. Dans le cas inha­bituel du bien Giffen, la quantité demandée peut se déplacer dans le même sens que la variation de prix, générant une courbe de demande individuelle de pente positive.

5. La courbe de demande de marché est l’addition horizontale des courbes de demande individuelles de tous les consommateurs sur le marché d’un bien. Il peut ainsi être utile de calculer la valeur que les individus attribuent à la consommation de biens ou services particuliers.

6. La demande est inélastique par rapport au prix lorsqu’une augmentation de 1 % du prix conduit à une baisse de moins de 1 % de la quantité demandée, augmentant ainsi la dépense du consommateur. La demande est élastique par rapport au prix lorsqu’une augmentation de 1 % du prix conduit à une baisse de plus de 1 % de la quantité demandée, réduisant ainsi la dépense du consommateur. La demande est isoélastique lorsqu’une augmentation de 1 % du prix conduit à une baisse de 1 % de la quantité demandée.

7. Le concept de surplus du consommateur permet de déterminer l’avantage que les individus retirent de la consommation d’un bien. Le surplus du consommateur est la différence entre le montant maximal que le consommateur est disposé à payer et ce qu’il paie réellement pour celui-ci.

8. Une externalité de réseau se produit lorsque la demande d’un individu affecte direc­tement la décision d’achat d’autres consommateurs. Une externalité positive de réseau, effet d’imitation, se produit lorsque la quantité demandée par un consomma­teur typique augmente car il considère comme chic d’acheter un bien que les autres ont acheté. Inversement, une externalité négative, effet de snobisme, se produit lors­que la quantité demandée augmente alors que moins d’individus possèdent le bien.

9. Un certain nombre de méthodes sont utilisées pour obtenir de l’information sur la demande des consommateurs. Elles incluent les entretiens et les approches expéri­mentales, les expériences directes de marketing et des approches statistiques indirec­tes. L’approche statistique peut être très efficace dans ses applications, mais il est nécessaire de déterminer les variables appropriées qui affectent la demande avant de procéder au travail statistique.

Résumé du chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur

1. Les consommateurs et les chefs d’entreprise prennent fréquemment des décisions entachées d’incertitude vis-à-vis du futur. Cette incertitude est caractérisée en termes de risque, qui s’applique lorsque chacun des événements possibles et la probabilité de leur réalisation sont connus.

2. Les consommateurs et les investisseurs se préoccupent des valeurs espérées et de la variabilité des résultats incertains. La valeur espérée est une mesure de la tendance centrale de la valeur des résultats risqués. La variabilité est fréquemment mesurée par l’écart-type du résultat égal à la racine carrée de la moyenne pondérée du carré des écarts entre les gains associés à chaque résultat et leur valeur espérée.

3. Faisant face à des choix incertains, les consommateurs maximisent leur utilité espérée – la moyenne des utilités associées à chaque événement -, les probabilités associées servant de pondération.

4. Un individu préférant un rendement certain d’un montant donné à un investisse­ment risqué avec le même rendement espéré est averse au risque. Le montant maxi­mal qu’un individu averse au risque est prêt à payer pour ne pas prendre de risque, est appelé la prime de risque. Un individu indifférent entre un investissement risqué et la certitude de recevoir le rendement espéré de cet investissement est neutre au risque. Un consommateur ayant du goût pour le risque préfère un investissement risqué avec un rendement espéré donné à un gain certain ayant le même rendement espéré.

5. Le risque peut être réduit par (a) la diversification, (b) les assurances, et (c) les infor­mations complémentaires.

6. La loi des grands nombres permet aux compagnies d’assurances de proposer des assu­rances pour lesquelles les primes payées sont égales à la valeur espérée des pertes contre lesquelles elles assurent. De telles assurances sont dites actuariellement neutres.

7. La théorie du consommateur peut être appliquée aux décisions de placement dans des actifs risqués. La droite de budget reflète le prix du risque, et les courbes d’indif­férence du consommateur reflètent son attitude vis-à-vis du risque.

8. Les comportements individuels apparaissent parfois comme imprévisibles, voire irrationnels, et contraires aux hypothèses sous-tendant le modèle standard des choix du consommateur. L’étude de l’économie comportementale enrichit la théorie du consommateur en tenant compte de points de référence, de considérations d’équité, et de prise de distance vis-à-vis des lois de probabilités.

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