Théorie du producteur – Résumés des trois chapitres

Posted on octobre 21, 2011

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Résumé du chapitre 6 – La production

1. Une fonction de production fait correspondre à chaque combinaison d’inputs possible la quantité maximale de bien que peut produire une entreprise utilisant cette combi­naison d’inputs

2. À court terme, un ou plusieurs facteurs de production sont fixes. À long terme, tous les facteurs sont en principe variables.

3. Il est intéressant d’analyser la production avec un seul facteur variable, le travail, à partir des notions de productivité moyenne du travail (qui mesure la production par unité d’input) et de productivité marginale du travail (qui mesure la production sup­plémentaire obtenue avec une unité supplémentaire de travail).

4. Conformément à la loi des rendements marginaux décroissants, avec un ou plusieurs facteurs fixes, un facteur variable (le travail) aura vraisemblablement une producti­vité marginale décroissante lorsque le niveau d’input de travail augmente.

5. Une isoquante est une courbe représentant toutes les combinaisons d’inputs qui per­mettent d’atteindre le même niveau de production. La fonction de production d’une entreprise peut être représentée par une série d’isoquantes correspondant à différents niveaux de production.

6. La pente des isoquantes est toujours décroissante puisque la productivité marginale de chacun des facteurs est positive. La pente de chaque isoquante « correspond au taux marginal de substitution technique en tout point de cette courbe. Le taux marginal de substitution technique (TMST) est la quantité dont on peut réduire l’usage du facteur capital en augmentant l’usage du facteur travail d’une unité, tout en maintenant constant le niveau de production.

7. Le niveau de vie qu’un pays peut offrir à ses citoyens est étroitement lié à son niveau de productivité du travail. La diminution du taux de croissance de la productivité dans les pays développés s’explique essentiellement par l’absence de croissance de l’investissement.

8. Les possibilités de substitution entre les facteurs de production se situent entre deux cas extrêmes : d’un côté des inputs qui sont parfaitement substituables, de l’autre des inputs parfaitement complémentaires qui doivent être utilisés dans des proportions fixes.

9. Dans l’analyse de long terme, nous nous intéressons au choix que fait une entreprise de sa taille opérationnelle. Les rendements d’échelle sont constants lorsque la pro­duction augmente dans les mêmes proportions que les quantités d’inputs. Ils sont croissants si la production augmente plus que proportionnellement, et décroissants sinon.

Résumé du chapitre 7 – Les coûts de production

1. Les gestionnaires d’une entreprise, les investisseurs et les économistes doivent pren­dre en compte le coût d’opportunité associé à l’utilisation des ressources de l’entre­prise, c’est-à-dire le coût associé aux opportunités auxquelles on a renoncé en allouant les ressources à la meilleure alternative.

2. Un coût irrécupérable est une dépense sur laquelle on ne peut pas revenir. Une fois qu’il a été encouru, il doit être ignoré lorsque l’on prend des décisions économiques.

3. À court terme, au moins un des facteurs de production est fixe. Le coût total peut être décomposé en coût fixe et coût variable. Le coût marginal est l’accroissement du coût variable associé à la production d’une unité supplémentaire. Le coût variable moyen correspond au coût variable divisé par la quantité produite.

4. À court terme, quand tous les facteurs ne sont pas variables, la présence de producti­vités marginales décroissantes détermine la forme des courbes de coût. Plus précisé­ment, il existe une relation inverse entre la productivité marginale d’un facteur variable et le coût marginal de production. Le coût variable moyen et le coût moyen ont une forme en U. La courbe de coût marginal de court terme devient croissante au-delà d’un certain point, et coupe les courbes de coût moyen et de coût variable moyen en leur minimum.

5. À long terme, tous les facteurs de production sont variables. Le choix des facteurs dépend donc des coûts relatifs de ces facteurs, et des possibilités de substitution entre ces facteurs. Le choix des quantités de facteurs qui minimisent le coût se fait en trou­vant le point de tangence entre l’isoquante du niveau de production souhaité et une droite d’isocoût.

6. Le chemin d’expansion de l’entreprise indique la façon dont les choix optimaux de fac­teurs évoluent lorsque le niveau de production varie. Le chemin d’expansion fournit donc des informations pertinentes pour les décisions de long terme.

7. La courbe de coût moyen de long terme est l’enveloppe des courbes de coût moyen de court terme, et reflète la présence ou l’absence de rendements d’échelle. Lorsque les rendements d’échelle sont d’abord décroissants, puis croissants, la courbe de coût moyen de long terme a une forme en U, et l’enveloppe ne contient pas l’ensemble des points minimaux des courbes de coût moyen de court terme.

8. Une entreprise bénéficie d’économies d’échelle si elle peut doubler sa production en faisant moins que doubler ses coûts. Inversement, elle est en présence de désécono-mies d’échelle quand un doublement de sa production fait plus que doubler ses coûts. Les économies et les déséconomies d’échelle sont définies même si les proportions de facteurs sont variables ; les rendements d’échelle sont définis uniquement lorsque ces proportions sont fixes.

9. Lorsqu’une entreprise produit deux biens (ou plus), il est important de savoir si elle peut bénéficier d’économies d’envergure. Les économies d’envergure apparaissent lorsque l’entreprise peut produire toute combinaison de deux biens pour un coût inférieur à deux entreprises indépendantes produisant chacune un seul de ces biens. Le degré d’économies d’envergure est mesuré par le pourcentage de réduction des coûts lorsqu’une entreprise produit les deux biens plutôt que lorsqu’ils sont produits séparément.

10. Le coût moyen peut diminuer avec le temps si l’entreprise « apprend » à produire plus efficacement. La courbe d’apprentissage indique la diminution des quantités de fac­teurs nécessaires à la production d’une unité de bien lorsque la production cumulée augmente.

 11.Les fonctions de coût relient le coût de production à la quantité produite. Ces fonc­tions peuvent se mesurer aussi bien à court terme qu’à long terme en utilisant soit des données sectorielles à un moment donné, soit des données sectorielles au cours du temps. Un certain nombre de formes fonctionnelles, dont les formes linéaires, cubi­ques ou quadratiques, peuvent être utilisées pour représenter ces fonctions.

Résumé du chapitre 8 : La maximisation du profit et l’offre concurrentielle

1. Les dirigeants d’entreprises agissent avec de nombreuses contraintes, et poursuivent des objectifs variés, mais nous pouvons faire l’hypothèse que les entreprises se com­portent comme si elles maximisaient leur profit.

2. Beaucoup de marchés sont proches de la pure concurrence dans la mesure où une ou plusieurs entreprises font face à une courbe de demande quasi horizontale. En géné­ral, le nombre d’entreprises dans une branche n’est pas toujours un bon indicateur du degré de concurrence.

3. Puisqu’une entreprise dans une branche concurrentielle ne produit qu’une fraction de la production totale de la branche, elle prend ses décisions de production dans l’hypothèse où elles n’auront pas d’impact sur le prix du bien. Dans ce cas, la courbe de demande et celle de recette marginale sont identiques.

4. À court terme, une entreprise concurrentielle maximise son profit en produisant à un niveau pour lequel le prix du bien est égal au coût marginal (de court terme). Le prix doit être supérieur ou égal au minimum du coût variable moyen.

5. La courbe d’offre de court terme de la branche correspond à la somme horizontale des courbes des entreprises de la branche. Elle peut être caractérisée par l’élasticité de l’offre : le pourcentage de variation de la quantité offerte en réponse à une variation de 1 % du prix.

6. Le surplus du producteur pour une entreprise est la différence entre sa recette et le coût minimal nécessaire à la production de la quantité optimale. À court terme comme à long terme, le surplus du producteur correspond à la surface comprise entre la droite horizontale de prix et le coût marginal de production.

7. La rente économique correspond à la différence entre le montant que l’entreprise est prête à payer pour l’usage d’un facteur de production rare, et la somme nécessaire à son utilisation. À long terme sur un marché concurrentiel, le surplus du producteur est égal à la rente économique générée par tous les facteurs rares.

8. À long terme, les entreprises concurrentielles maximisant leur profit choisissent le niveau de production pour lequel le prix est égal au coût marginal de long terme.

9. Un équilibre concurrentiel de long terme s’établit avec les conditions suivantes : (a) lorsque les entreprises maximisent leur profit ; (b) lorsque toutes les entreprises font un profit nul, de sorte qu’il n’y ait pas d’incitations à entrer dans la branche ou à en sortir ; et (c) lorsque la quantité produite est égale à la quantité demandée.

10. La courbe d’offre de long terme d’une entreprise est horizontale lorsque l’entreprise est dans une branche à coût constant, dans laquelle une hausse de la demande des fac­teurs de production n’a pas d’effet sur le prix de marché de ces facteurs. La courbe d’offre de long terme sera croissante si l’entreprise se trouve dans une branche à coût croissant, dans laquelle la hausse de la demande des facteurs de production induit une augmentation du prix de marché de ces facteurs.

Résumé du chapitre 9 – L’analyse des marchés concurrentiels

1. Des modèles simples d’offre et de demande peuvent être utilisés pour analyser un grand nombre de politiques, y compris le contrôle des prix, les prix plafond, le sou­tien des prix, les quotas de production, ou les politiques incitatives visant à réduire la production, les droits de douane, et les taxes et subventions.

2. Dans chaque cas, les surplus des consommateurs et des producteurs sont utilisés pour évaluer les gains et les pertes des consommateurs et des producteurs. En appliquant cette méthodologie au contrôle des prix du gaz naturel, à la régulation des tarifs aériens, au soutien des prix du blé et aux quotas sucriers, nous avons montré que ces gains et ces pertes peuvent être assez importants.

3. Lorsque les pouvoirs publics imposent une taxe ou une subvention, les prix n’aug­mentent ou ne diminuent habituellement pas du montant de la taxe ou de la subven­tion. L’impact d’une taxe ou d’une subvention est habituellement réparti entre les producteurs et les consommateurs. La part que chaque groupe paie ou perçoit dépend des élasticités relatives de l’offre et de la demande.

4. Les interventions publiques conduisent généralement à une perte sèche ; même si les surplus des consommateurs et des producteurs sont équitablement pris en compte, il y aura une perte nette due aux politiques publiques qui transfèrent du surplus d’un groupe vers l’autre. Dans certains cas, cette perte sèche sera faible, mais dans d’autres cas – le soutien des prix et les quotas d’importation, par exemple -, elle sera élevée. Cette perte sèche est une forme d’inefficacité économique qui doit être prise en compte lorsque les politiques sont pensées et mises en œuvre.

5. L’intervention des pouvoirs publics sur un marché concurrentiel n’est pas toujours une mauvaise chose. Les pouvoirs publics – et la société qu’ils représentent – peuvent avoir d’autres objectifs que l’efficacité économique. Il y a également des situations où l’intervention des pouvoirs publics peut améliorer l’efficacité économique. Les exter-nalités et les cas d’échecs du marché en sont des exemples. Ces situations, et les réponses des pouvoirs publics seront examinées aux chapitres 17 et 18.

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